Face aux effets d’annonce du Ministre, la réponse judiciaire des parents
Paris, le 8 octobre 2026. Le ministre de l’Éducation nationale promet une réponse « sous huit jours » à chaque lycée privé de professeur. Le plan d’urgence annoncé ne crée pourtant aucun poste. Le collectif de parents #OnVeutDesProfs annonce “chaque absence non remplacée sous huit jours sera désormais portée devant le juge”.
Faire du neuf avec du vieux !
1. 3000 professeurs affectés ?
La poche de professeurs supposés disponibles évoquée par le Ministre de l’Education est en fait ce qu’on appelle techniquement les TZR. C’est le vivier habituel d’enseignants titulaires destinés à assurer les remplacements. Mais ces professeurs sont en grande partie affectés dès le début de l’année à des postes non pourvus du fait du déficit de personnel.
2. Prioriser les classes à examen…
Avec 10% de cours perdus chaque année, c’est une année et demie de cours non dispensés que les profs de terminale devront rattraper ? Un pansement sur une jambe de bois!
3. Améliorer les outils de suivi…
Sans enseignant, les meilleurs outils ne peuvent rien ! La seule réponse durable se trouve du côté du recrutement.
4. Mobiliser les dispositifs existants…
Donc, rien de nouveau ? Le “Pacte enseignant” ne permet de remplacer que 12 % des absences courtes au collège (cf la Cour des comptes). En outre, on fait tourner les quelques profs remplaçants disponibles d’une absence à l’autre sur des courtes durées pour découper une absence longue en une succession d’absences courtes. Les effets sont dévastateurs !
5. Une concertation…
Trois rapports officiels en un peu plus d’un an ont déjà établi clairement la situation et le problème ! Près d’une heure de cours sur dix n’est pas assurée au collège et au lycée, soit environ 500 millions d’heures par an non dispensées à nos élèves faute d’enseignants.
En résumé, rien de nouveau à part 4 000 postes d’enseignants supprimés en février dernier, un délai de remplacement repoussé de 2 à 3 semaines d’absence, et un décret entrée en vigueur au 1er octobre qui supprime le recours à la liste complémentaire (1500 candidats ayant réussis les épreuves du CAPES mais non admis sur la liste principale).
La pression judiciaire pour combattre les effets d’annonce
Depuis cinq années scolaires, #OnVeutDesProfs engage des actions en justice, élèves par élèves, établissement par établissement. Nous observons une augmentation forte des sollicitations (+194%). cf https://carte.justice.cool.
Deux actions sont ouvertes aux parents (sans aucune avance de frais et sans risque) :
- Le référé, pour obtenir un remplaçant en urgence : dès 15 jours d’absence non remplacée, quelle que soit la classe. La saisine du juge déclenche souvent l’affectation d’un professeur dans les 48h.
- L’indemnisation pour mettre la pression : En fin d’année, 10€ pour chaque heure de cours perdue est réclamée à l’État. L’objectif : que les économies budgétaires coûtent plus chères que les mesures en faveur du recrutement de profs en nombre suffisant. 500M d’heures perdues = 5 mrds de pression !
Offre associée
Trouvez-moi un enseignant en urgence !
Descriptif
Votre enfant n'a pas de prof dans une matière depuis plus de 2 semaines et vous vous inquiétez légitimement ? Nous pouvons contraindre le rectorat à affecter un ou une enseignante en urgence grâce à une procédure en référé.
Offre
Les frais d'ouverture de dossier sont pris en charge par notre partenaire.
Nous serons ensuite rémunéré uniquement en cas de succès sur la base du remboursement des frais de justice auquel sera condamné l'Etat ainsi que 25% des dommages et interêts auxquels l'Etat pourra être condamné.
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OnVeutDesProfs